Camembert et saucisson 2014

par Gigi

Nous autres, de la France d’en haut (c'est-à-dire celle qui permet à celle d’en bas de mettre du sucre (de betteraves) dans son café, on ne déteste pas nous mêler aux gens du Centre, voire d’endroits indéfinissables… donc, comme chaque année, entre amis on s’est défini une petite sortie pour voir un max de monde... et pour ça, top moumoute, le rallye de Philippe et ses ouailles est central, comme le massif !


Donc le Franck, sur son fringant touine bleu m’a rejoint à la maison…le temps de démarrer la Noiraude et on était chez Jean-Marie, qui a sauté aussitôt sur le kick de son B50, et roule ma poule, direction l’Oise où nous prenons à la fois un café et le Robert (BEZ, pour les intimes) et son gleaming Adventurer Trophy Trail. Temps un peu couvert, mais ça se tient.


En route pour le contournement de la région parisienne via Meaux et Coulommiers... Dans Meaux, il a commencé à pleuvoir… bon… pis j’ai raté la direction D19 Pierre Levée qui nous emmenait droit sur Coulommiers...
Du coup on se retrouve dans une longue file de voitures, et la Veloce fait « Blip » et plus rien...


Ouverture de la boite à batterie... tout est bien branché, mais la bobine a bien chaud ? On commence à échafauder les pires scénarii, puis on démonte la bougie : super allumage, donc, on change de coté, et on tombe l’écrou de vidange du GP, puis le gicleur : ben, y’a de l’eau... soufflage et remontage... et on repart... ou presque, je repars et roule, au bout de 10 bornes, je me rends compte que je suis seul. Arrêt, appel des zozos : Le B50 fait un caprice et ne démarre plus... je fais demi-tour. Deux kilomètres plus loin, je croise la cavalerie : elle a démarré, finalement...
 

 

 

 

 

 

Coulommiers, sous le soleil revenu, je casse le câble de gaz, Proutz et schniark, sur le GP, faut tomber le  réservoir, donc la selle, donc  la tente et le duvet... mais Franck me dit : "avec un serre-câble, ça le fait", et ça l’a fait, on a recoupé la gaine, Jean-Marie, Œil de Lynx a retrouvé l’embout de gaine le long de la route, on a recoupé le câble, et fouette cocher !

Essence à Bray sur Seine, descente sur la vallée de l’Yonne, arrêt café/croissant/clope/pipi en terrasse.

 

Au moment où on repart, les vannes s’ouvrent, et c’est parti pour un rinçage.il ya un monde fou sur la route entre Pont sur Yonne et Joigny et on perd Franck... on s’arrête pour palabrer, mais Robert   dit, faut pas rester là, on s’en prendre une... pas faux, un fort ralentissement et on est pas loin de l’empilage, on repart donc pour attendre Franck à Joigny... je merde une fois de plus, rate la sortie Joigny, du coup on s’arrête à Toucy, l’entrée de la Puisaye... message de Franck : j’ai cassé le câble d’embrayage... je repars... donc nous aussi. On l’attendra à Bonny sur Loire, sous un beau soleil, et en terrasse, et on pourrait l’attendre longtemps ; et on traverse la Puisaye par une route magnifique ; et un message sur le portable : « je suis près de Gien, j’ai cassé le câble de gaz, je répare... »

 

On ne l’attendra donc pas... et  c’est reparti : Vailly sur Sauldre, puis Henrichemont, par des routes viroleuses, mais souvent en sous-bois, donc humides.

 

Passé Mehun, la route est de plus en plus humide  et on fera les derniers kilomètres  sous la pluie revenue.

On arrive chez Laurent vers 20 heures, ça nous fait une belle moyenne... Le Franck arrive une demi-heure après nous, comme ça il a pu profiter du rinçage vespéral...

Laurent nous attendait avec une super popotte : j’en ai rien vu, trop naze, je suis allé roupiller... Apparemment, ils ont bien mangé, et le lendemain matin, on ne change pas une équipe qui gagne : le câble d’embrayoire  du B50 est bouffé... donc !

Pis on regarde du coup tous les câbles... tiens, le câble de frein de l’Adventurer est aussi ébouriffé que son pilote... bon on verra ça à Mazirat,

là on pose pour la postérité...

Et c’est reparti, routes tranquilles, ça monte, ça descend, ça tourne, c’est vert et la route est sèche ! Aucun arrêt intempestif avant Huriel, où on boit un verre en terrasse sous le chaud soleil de l’Allier...

Voilà, on est à Mazirat, la descente au barrage, la montée, deux bornes sur le plateau, et on retrouve les copains !

Une bonne soirée, super ambiance, très bon repas (mais pas de pâté de patates...) juste un p’tit coup pour la nuit...

Et le dimanche matin, après la pluie nocturne et séchage, un peu de bricolage...

Avis d’orages, on est classés zone orange (d’où mon célèbre bénard…) alors, du coup personne ne traîne trop : on déjeune rapidos, et back on the road. On remonte par La Châtre, suivis par l’orage et on sera rattrapés en faisant de l’essence... gaz, et on sort de la pluie... elle nous rattrapera à Chateauneuf sur Cher... des seaux... juste de quoi arriver bien mouillés à St Florent où il ne pleut plus…

Nouvel arrêt chez Laurent,

 

 

 

 

quoi que...

Bon, on fera avec.

Et le lendemain matin retour vers Betteraves Land, via Sancerre, et Sully sur Loire...

Il fait beau, meilleur que la couleur du ciel ne le laisserait penser, et on déjeune en terrasse avant de repartir vers Puiseaux, que nous passons fièrement... C’est juste après que Joseph L. nous montre qu’il n’oublie pas ses ouailles... la T140 coupe brutalement...
Fusible ? Oui, mais pas que... le fusible neuf disparaît en un pouillème dans un éclair de chaleur... aïe
Concertation, sacrifices rituels, incantations diverses, et la lumière jaillit : c’est la diode ZZZZZZZ


Ça tombe pas trop mal, Franck en a une poignée d’avance (ça doit être un reliquat de Freteval datant d’il y a quelques années, mais je m’égare, je vous raconterai ça au bar un de ces soirs).

On arrive quand même à semer un joli souk, non ???
Nouvelle diode, ça marche et on repart ! prochain arrêt chez Robert !


Ben non, trente bornes plus loin, bis repetita... là, Franck angoisse et ne veut plus s’arrêter… « Non,non, je rentre direct, non, je ne veux pas boire un coup, non, je n’ai pas besoin d’essence, non, je ne m’arrête pas chez Robert, non, je traverse Amiens tout droit, je coupe au court... »
On pose Robert au vol, traversée du plateau picard, Jean-Marie nous quitte juste avant Amiens, et Franck me quittera à la sortie nord, direction Boulogne...
Deux heures plus tard, Franck me confirme son appontage...
Encore merci à la poule noire, qui par son geste...


Bon, mille trois cent bornes en quatre jours pour les sommiers, en rajouter trois cents pour le marin, ce fût un bon week-end de route !!
Encore merci à tous les organisateurs, on s’est régalés !!!!
 

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