Voyage en Angleterre

par Toufou 65

Ça y est, nous voilà de retour !
Tout s’est bien passé, pas de problème mécanique ni logistique.

C’était pas gagné, faire la grande boucle en 2014 avec des machines de plus de 40 ans (2 Norton Commando). Partis de Lourdes on a remonté la France pour passer en Irlande, puis un saut sur l’Ile de Man pour voir le TT, après passage en Ecosse et descente par l’Angleterre puis retour à la maison car on voulait ramener les machines au pays mais pas les y laisser !

Quelques chiffres et on n’en parle plus :
- départ le 29 mai, retour le 15 juin, 18 jours dont 2 non roulés
- 4656 km, moyenne 250 km/jour à la louche anglaise avec quelques très grosses journées
- Vitesse max 100 km/h mais on y était souvent
- 4 ferries à ne pas rater !

Bon, les chiffres c’est bien, mais les histoires c’est mieux.
Voilà comment ça s’est passé.

Mercredi 28 mai 2014
Ça y est, tout est prêt. Machine révisée (après le tour de France de l’an dernier elle en avait bien besoin) j’ai repris la partie cycle, quant au moteur il est passé entre les mains du sorcier de Sinzos.
Pour le chargement, y en a partout et je galère avec les pots relevés mais ça devrait le faire!
Je pars à l’aventure, première fois que je vais conduire à gauche, apprivoisement de la langue...

Patrick avec qui je pars s’est occupé du road book, il a tout prévu au millimètre. Moi j’ai prévu de pas le perdre !

Départ demain 7h direction Poitiers où on sera hébergés au mess.
Ici il pleut des grenouilles pas vu le ciel depuis 3 jours. C’est une bonne entrée en matière !

Jeudi 29, 19H
Nous voilà installés à Poitiers, on n’a pas vu la pluie de la journée. Révision des motos et là on s’aperçoit qu’on consomme de l’huile tous les deux ! Mais les machines ne gouttent pas.
 

Le ciel se couvre mais Patrick est un bon négociateur : les deux machines sont au chaud dans l’entrée du mess !

On part visiter Poitiers on est à deux pas du centre-ville. Demain petit déj’ et resserrage de culasse. Il faut faire bonne impression, on doit repasser ici pour notre dernier jour. On sera peut-être moins fringants.

Vendredi 30
Bien dormi. Les motos n’ont pas fui, on pourra revenir!
On charge tout et direction Roscoff. Il fait grand beau mais la météo nous annonce beaucoup d’eau.
Tout se passait bien jusqu’à Angers où on a pris un orage de fin du monde. Le seul de la journée d’ailleurs ! (2 points de difficulté en plus pour Patrick qui voyage avec un jet et un tour de cou. Il a pas mal de rouille !)
On arrive confiants à l’embarquement. En fait on s’est trompés d’une heure, le bateau part dans 15 minutes, ils ont été cools ils nous ont "attendus" sinon fini le voyage.
Je voudrais faire un peu de mécanique pendant la traversée mais les garages sont fermés. La transmission m’a fait un truc bizarre, je verrai demain. Je découvrirai plus tard que c’est le chiffon que j’avais sous la selle qui est passé un peu dans la roue, un peu dans la chaîne !
Demain on met le pied à terre vers 10h et on change de côté ! Je vais essayer de faire une bonne nuit sur les sièges inclinables.

Samedi 31
On est encore dans le bateau. Je viens de me réveiller même si j’ai pas dormi.
On file à l’auberge à Cork. Mes premiers kilomètres à gauche. Pour la route et les ronds-points ça va mais j’ai du mal dans les croisements (ils arrivent de l’autre côté !) et leurs feux plantés de l’autre côté aussi !
Arrive la session mécanique et là souci : Patrick n’a même plus d’huile sur sa jauge et moi j’ai consommé 1/2 L aux 1000 , et oui, deux jours et les 1000 bornes sont déjà avalées ! J’ai un deuxième problème : ma boite a reculé, du coup la courroie est super tendue et la chaine lâche (sûrement due au chiffon !!). J’ai pas les outils pour régler ça et les 4 litres d’huile qu’on a pris ne suffiront pas. Du coup changement de programme on part en ville quérir les outils et le précieux liquide nous faisant défaut. Petite révision et en route pour Yugal, petit port de pêche typique.

1er juin
Réveil 7h avec le Connemara en perspective. Après un large breakfast, paquetage léger et on se met en route sous la bruine. On met le cap sur la ville touristique de Bantry pour voir le fjord.
On a rien vu ! Visibilité 50m, il pleut, je dois faire le plein. Du coup on abandonne le Connemara pour aujourd’hui. On s’est fait expliquer la route pour aller à l’International Bike Fest qui est à Killarney.
On traverse une montagne qui doit être sympa quand on y voit à plus de 10m (brouillard).
On arrive au fameux rassemblement qui est rempli de Harley et de cuirs à franges. Le groupe de musique est bien, il pleut toujours, on décide de rentrer.
De retour à l’auberge on discute le programme du lendemain. Ça dépend de la météo de toute façon demain soir hôtel à Dublin. Donc tout recharger. Tout est ouvert, y en a partout, tout est trempé ! En plus on a des outils et 5 L d’huile à répartir là où on peut.

2 juin
Ça y est on a quitté l’auberge. On a réussi à tout recharger et à redémarrer! Pour l’itinéraire ce sera Limeric – Galoway – Dublin. Là on mange une Beamich à Limeric. La ville est bien, elle est au bord de l’eau même si on n’a vu que le canal. Jusque-là la pluie nous a épargnés, mais le ciel est chargé. Prochaine étape Galloway.
Nous voilà à Dublin à l’hôtel, petit souci avec le parking : y en a pas ! On a mis les motos à grand peine dans un parking gardé.
Demain pas de motos, visite de Dublin, bateau à 21h.
On repart manger une Guinness et au lit.

Mardi 3
 

Finalement hier soir on est restés au pub jusqu’à 2h. Autant ils sont fermés le jour mais ils se rattrapent la nuit. Très sympa, diffèrent de ce qu’on connaît ici. C’est blindé de monde,
y a toujours des groupes live...

 

De jour, on est partis visiter Dublin, surtout Temple bar et la ville aussi. J’en parle pas trop, faut y aller pour comprendre.

Mais c’est déjà l’heure de récupérer les motos et d’aller prendre le ferry.

Voilà pour l’Irlande. Demain on sera sur l’Ile de Man pour voir le TT.
 

Ça y est nous voilà dans le bateau pour l’Ile de Man.

Les motos sont mal chargées, les unes dans les autres, attachées avec un bout de corde effiloché. Bref, je garde un mauvais souvenir de cette compagnie.

 

Cette nuit sera la première à l’arrache. On prend le bac à 21h et on débarque à Douglas à 1h du mat. On papote un peu et on comprend que le circuit commence à être fermé à partir de 7h. Il faudra être en place avant. La nuit va être courte. J’ai oublié : on reste un jour et une nuit. Même en réservant 7 mois avant on a eu les dernières places!

Mercredi 4
Ça y est, on est en place !
Le contrat est rempli !
Hier soir, non, au petit matin, on a récupéré les motos, tout s’est bien passé. Dans l’empressement j’ai oublié mon sac. Je l’ai récupéré pas longtemps après. On a redémarré et on s’est trouvé un coin de verdure en pente au bord d’un lotissement. Sur la route on a croisé des kilomètres de motos garées en épis, une vraie concession S.z..i. Comme prévu on n’a pas fermé l’œil de la nuit, on a eu froid... bref tout le monde debout à 5h, on plie le campement et en route pour un breakfast en ville. Finalement ce sera un café poudre sur un banc public face à la mer.
 

Mais c’est l’heure de trouver un coin pour se poster. On pense aller sur la ligne de départ ou à Grey Na Baa, un coin qu’on nous a recommandé. On s’est un peu perdus, on a roulé un peu sur le circuit, on n’a pas vu le départ. Mais on a trouvé Grey Na Baa par hasard !

Du coup on s’est arrêtés, on a pris une place tribune et on attend le début des courses.
Première manche électrique. À midi on aura vu passer 7 turbines électriques. Le temps est pourri, un vent glacial se lève, on est en sommet de crête. L’après-midi la course des super-sports démarre. On est bien placés, y a du spectacle. Mais on est obligés de s’abriter du vent. Il se passe plus rien depuis quelques temps quand on apprend que la course side-car est annulée pour raison météo. On redescend au centre-ville pour trouver quelques souvenirs. De toute façon maintenant il tombe des seaux d’eau impossible de se promener.
Mais c’est déjà la fin de l’après-midi, on est fatigués et il faut trouver un camping. Pas moyen de redormir dans la nature cette nuit surtout que notre ferry est à 5h30 du mat. On trouve un camping sans trop de difficultés (stade de foot aménagé pour l’occasion). Le patron est sympa et Patrick toujours aussi bon, il nous fait un prix et en plus nous laisse un coin de garage pour mettre les motos.
On sort la toile pour quelques heures...

Jeudi 5
On s’est levés dans les clous (4h).
Rangement et en route pour le ferry.
Y a beaucoup de motos à l’embarquement. Vu la météo tout le monde rentre.
Il pleut toujours !
Nous voilà à flot pour Eysham. Une fois arrivés c’est parti pour remonter plein pot sur Edimbourg chez la fille de Patrick qui habite là-bas. 270 km probablement sous la pluie. On verra bien.
Nous voilà a Edimbourg le paysage est comme sur les cartes postales (beaucoup de nuages et parfois quelques averses). On part manger dans un pub encore une fois dépaysement complet.

Vendredi 6
Petit café brioche comme à la maison, ça regonfle le moral on voit même du ciel bleu.
Briefing road book et en route pour le loch Lomond. Périple sur deux jours.
On passe faire la pression des pneus : ça va être rigolo en psi.

Le même jour 19h23
Incroyable, on n’a pas vu la pluie de la journée, il a même fait beau et chaud et le soleil est encore là !
On a rempli nos objectifs, on est autour du loch Lomond le point le plus au nord de notre voyage !
 

 

Superbe journée, paysage magique, jamais vu ça.

Ça rattrape la semaine de pluie !
Les routes sont géniales, le moral est regonflé. Même si on nous promet la pluie pour demain.
 

 

 

On est arrêtés dans un pub à Lochail Phead où il y a beach party tonight. Pour l’occasion, il y a à peu près 25 cm de sable par terre. Pour le moment on doit être une dizaine mais vu les autres soirs ça sevrait être bien !


L’Ecosse ! C’est très désertique, pas de cultures. Que des vaches et des moutons. De temps en temps quelques villages pas très peuplés. Même Edimbourg qui est la capitale a l’air petite, à dimension humaine. Les gens sont sociables, aimables et patients.
Ce soir c’est camping sous tente (ça la fera sécher).
Demain on finit la boucle et retour à la base ou Deborah et le linge qu’on a mis à sécher nous attendent. MERCI Deborah !!!!

Samedi 7, 10h
On a un peu regardé la carte hier soir. On s’est trompés d’environ 80 km. On est descendus au sud alors qu’on devait remonter au nord vers Fort William !
Mais la route et le décor sont terribles alors c’est pas grave. En plus ça rallonge !!!
On a campé dans la nature en face du camping.
Là on est à Oban, petite ville portuaire et du coup on remonte sur Fort William pour boucler la boucle et retour sur Edimbourg. Demain journée relâche et visite de la ville. Après, fini l’Ecosse, on passe chez les rosbifs.

Les machines sont de bonne composition. On bouffe pas mal d’huile. Elles accusent un peu le coup mais elles devraient nous ramener. Pour Patrick ça tient, à part ses guides de soupapes. Pour moi fuite au joint de culasse et maintenant aux caches-culbus. J’ai aussi pas mal de caoutchouc de courroie dans les grilles de ventilation. J’ai remis de l’air dans les pneus j’étais descendu à 1,5 bar.

16h
Nous voilà rentrés. On a eu quatre gouttes sur la fin. Ça s’est arrêté le temps de décharger et de bâcher.
On n’est pas sur les bonnes places et j’ai l’impression que ça passe assez mal. Mais il n’y a pas de place ailleurs. Même sur les trottoirs c’est interdit. On était en train de se faire douiller avant-hier quand on est sortis pour prendre les motos. Heureusement ils ont été sympas, mais ça ne passera pas deux fois.

Dimanche 8
Aujourd’hui grasse mat’, levés 10h.
Inspection approfondie des machines : tout va bien !
Il fait beau, on part en excursion dans la ville. C’est plus grand que je pensais. J’ai pas pu tout voir, faut que j’y retourne!
Demain passage en Angleterre, faut qu’on se débarrasse des livres écossaises !
 


Lundi 9

Départ pour l’hôtel à Brighouse.
 

Sur la route on doit s’arrêter au Square Cafe Bar. Là on fait une pause à la frontière à Blyth.

Pas de problème sur la route, le temps est au beau mais ça se couvre à toute allure.


Ça n’a pas loupé, on repart avec les combardes mais ça dure pas trop.

On cherche ce foutu café qu’on finit quand même par trouver. Pas grand monde ce jour-là, ils commencent à arriver quand on doit partir pour trouver l’hôtel dont on a pas l’adresse exacte !
On tourne un peu et on finit par appeler l’hôtel. Patrick s’en charge pendant que je pars faire le plein. En revenant, il a mis son savoir-faire à l’œuvre et a convaincu une maman avec ses enfants de nous ouvrir la route avec sa voiture jusqu’à l’hôtel. BRAVO!! Sans elle on n’aurait jamais trouvé.
Nous voilà donc au chaud au sec, et demain en route pour Donington et Hinkley.

Mardi 10
A perfect day.
On est partis de l’hôtel en direction de Donington pour voir la nouvelle usine Norton. On arrive au village, on demande, personne ne connait. On finit par arriver à Donington Parc où on trouve un musée rempli de véhicules militaires de la deuxième guerre mondiale, des motos et au moins cinquante F1. Très chouette !

On lâche pas l’affaire : on continue à chercher Norton. On finit par trouver à Donington Hall. On arrive devant un poste de garde, il n’y a personne mais la barrière est ouverte. On passe. Les panneaux Norton grossissent on est au bon endroit. On gare les vieilles au milieu des 961. Un mécano sort et nous explique le topo. C’est possible de visiter. Même si c’est pas le bon jour. Je laisse faire Patrick, il est plutôt bon pour ça. C’est le directeur des ventes UK en personne qui nous fait visiter !! et même les recoins ! On aura vu les stands de montage, les prépas pour les expés, les deux machines officielles du TT, la chaudronnerie des cadres (ils sont sous un chapiteau !).
L’usine est toute petite. Des gens super sympas, disponibles. Ils ont même appelé Triumph Hinkley pour voir si on pouvait visiter. Ce sera NON !
J’oubliais : on a aussi vu la Domiracer. Superbe machine !!


Mais le temps passe et il faut encore trouver l’hôtel (je sais, ça devient une habitude).
Demain on tentera quand même le passage chez Triumph.

Mercredi 11

Comme prévu on est parti vers Hinkley. On a trouvé Triumph. Et comme prévu on s’est fait refouler !

Le mieux que l’on obtiendra c’est une photo devant la grille et encore faut faire vite, un gardien arrive.


On reprend les bécanes et en route vers le National Motorcycle Museum.
En arrivant on se gare sur le parking et là encore, un gardien se précipite sur nous. Mais ce coup-ci, bonne nouvelle : il nous dit de ne pas rester là, qu’on peut se faire accrocher les motos et qu’on doit le suivre. Il nous fait garer les meules devant la porte d’entrée du musée !!
C’est presque trop : quatre salles, des centaines de motos. Quasiment toute la production anglaise jusqu’aux 70's est là. Norton Triumph Matchless AJS etc etc... il y a même quelques protos uniques Triumph Quadran, BSA Fury, Norton double ACT...



 




Des Brough Superior par wagons, notamment cette étrange machine
à 2 roues arrières.

Mais aussi la 250 GT Continental de 66 :




On en prend plein les yeux tout l’après-midi. En repartant, la femme du patron qui a vu les motos et qui revient des Coupes Moto Légende (merde c’était cette semaine) vient blaguer avec nous. Elle ne nous aura quand même pas offert une moto !
 

Petite photo devant le panneau et retour à l’hôtel.

 


Road book pour demain :
on fera Mike Hemming, mais on n’aura pas le temps pour le musée de Duxford, trop de kilomètres à couvrir pour descendre sur Portsmouth. Faudra aussi trouver un camping sinon ce sera notre dernière nuit à l’arrache.

Jeudi 12
Il fait beau et chaud, on n’a pas vu ce temps-là depuis qu’on est partis. On file plein pot vers le sud. Là on s’arrête vers Oxford et le prochain objectif c’est Stonehenge !


Le même jour

On a trouvé Stonehenge. En fait on ne peut pas le louper. La visite commence, je rôtie dans mon jean, plus habitué à être trempé de l’intérieur !
C’est à voir au moins une fois mais c’est rempli de touristes.


L’hôtel du soir aura eu raison de mes dernières livres mais demain c’est notre dernier jour.
On fait Sammy Miller et on tente Beaulieu si on peut.

Vendredi 13
Nous voilà au Sammy Miller. Moins dense que le National mais d’une qualité exceptionnelle. C’est dans un corps de ferme et il y a des machines de tous horizons.
 

Mon préféré : un 50 cm3 4 cylindres.


                          
 


Il n’est pas trop tard, donc on fonce au musée de Beaulieu.
Un peu déçu par rapport à mes souvenirs, les expos ont changé, il y en a moins.
Mais il est l’heure d’aller chercher notre dernier ferry.
Nous voilà dans le bateau avec une nuit de merde en perspective.
Demain on sera au pays, on est fatigués mais il nous reste encore une longueur de France à faire!

Samedi 14
Objectif Poitiers. Je m’arrête faire le plein autour du Mans et là des grosses voitures de partout. On regarde un peu... en fait on est en plein dans les 24h ! Dommage on serait bien restés mais pas le temps et trop de fatigue.
Bien arrivés à Poitiers.

Dimanche 15

Grosse journée mais ce soir on est à la maison !!!
Après quelques kilomètres, nouveau problème : mon embrayage patine. Je peux pas réparer ici, faudra rentrer comme ça. Encore 500 km, après fini les vacances, bonjour la mécanique.

Nous voilà à la maison. Les hommes et les machines ont bien souffert. Mon embrayage est ruiné, j’ai cassé le porte-bagage a 3 km de l’arrivée (c’est pas une blague) et je suis parti pour dormir pendant trois jours !!

Après trois semaines sur toutes les routes et par tous les temps pour des machines de plus de 40 ans je trouve ça plutôt admirable !!!!!
 

Mise en page : Nobody Else.

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